#1#



Je sors du bar, complètement ivre.

Je ris aux éclats et tout le monde me remarque, et me fusille du regard en jurant que je ne suis qu'une pauvre folle imbibée d'alcool. Même Leny qui est sortie 2 minutes après moi s'en rend compte et me dit de me taire.

C'est fou ça. Même les gens qui ont autant bu que vous arrivent à se permettre de vous dire quoi faire dans ses moments là. Mais sachez que je vous emmerde moi ! Tous ! Même si demain je ne me souviendrais pas de vous parce que vous êtes tous moches et que vous ne m'inspirez pas la sympathie.

Leny m'attrape par le bras et m'entraine avec elle sur un banc. Je me laisse guidée, après tout c'est elle l'experte, non moi.

Leny : Assieds toi.
Emma : Pourquoi faire ?
Leny : Le banc est confortable
Emma : Ah.

Je m'assieds donc à ses côtés. La tête me tourne mais mes idées restent quand même à peut prêt clair.

Je sors une cigarette de mon sac et la pose à mes lèvres. Je rapproche ensuite mon briquet pour l'allumer quand j'entends Leny me hurler dessus

Leny : Elle est à l'envers !
Emma : Ah ouais ?
Leny : Je te jure

Bon, advienne qui pourra, je retourne ma cigarette et pose donc le filtre sur mes lèvres. Je l'allume et crache ma fumé. Je m'affale au fond de mon banc et commences à observer le ciel. De là, je commence à me déconnectée du reste du monde, enfin du peut de personne présentent à mes côtés. Mes pensées s'égarent et mes paupières se font lourdes.

Je m'endors. Je me laisse tomber sur la droite et me rend compte que Leny n'est plus là. J'en profite alors pour m'allonger entièrement sur le banc. Ma bouteille de Vodka encore précieusement serrée dans mes bras. Je m'endors.

Je tombe alors dans un rêve ou je le revois lui. Ce garçon qui m'obsède depuis plus de trois ans. Celui avec qui j'ai eu cette relation que l'on appelle " amoureuse et passionnée ". La passion ? Je me demande bien ou elle est passée.

Vous devez vous sentir perdu, je me trompe ? Je vais vous éclairer.
Il y a trois ans, j'ai pris le risque de m'engager dans une relation avec un garçon qui représentait et était égal à la perfection pour moi. Tout chez lui m'attirait. Quand à lui, il a mit du temps à m'avouer ses sentiments... Beaucoup de temps. A vrai dire, on se connait depuis qu'on est môme. On a toujours trainé ensemble. Un peu comme Joey et Dawson. Sauf que Dawson est blond et qu'il ne connaissait pas le fer à lisser à l'époque. Et bien lui, c'était Dawson. Le mec qui se confie, qui vit sa passion, mais qui refuse de voir les choses en face. Il n'a jamais vraiment osé penser que secrètement je le désirais. Bien sur je me gardais bien de lui dire, et puis quoi encore, j'allais pas lui déballer tout comme ça d'un coup en pleine soirée télé + mc do. Non ça non. Je l'ai toujours aidé et soutenue dans toutes ses relations amoureuses ou autres. Jusqu'au jour ou après que je l'aille ramené chez lui complètement ivre, il m'avoue qu'il ne me voyait plus comme la fillette de 5 ans qui courrait partout dans son jardin en criant " tu ne m'attraperas pas " mais comme son futur.

Certes dit comme ça, ça ressemble un peu au feu de l'amour et autre séries télévisés bourrés de romantisme qui frise la niaiserie. Mais c'est vrai. Ce jour là, j'ai été heureuse. Vous n'imaginez pas. J'ai d'abord ris car je pensais que c'était les effets de l'alcool mais non. Le lendemain quand il est venu me voir, il ma répété tout ce qu'il m'avais dit la veille en étant plus sérieux que jamais. Alors de fil en aiguille je me suis laissée amadouée et j'ai joué le jeu. Je l'ai aimé.

Seulement la chose à laquelle je n'avais pas songé, c'était qu'il avait une passion dans la vit en plus de son frère jumeau : La musique. Combien de fois j'ai pu rester éveillée le soir, la fenêtre ouverte en l'écoutant chanter des chansons qu'il avait composé avec son double... Combien de fois je l'ai poussé à passer des castings et à tenter sa chance aux émissions de télés-réalités qui révèlent les nouveaux talents du pays. J'aurais du me douté qu'un jour, il en ferait son métier. Et que ce jour là, je risquerais de ne plus passer en priorité. Mais non, moi j'étais aveuglée par le bonheur que je pouvais lui apporter et rien d'autre.

Mais un soir, alors que je me préparais à aller le voir pour fêter nos " un an " j'ai reçu un texto qui a tout fait basculer. Un texto de SA part qui disait :

" Emma, je dois partir. Pardon. Je t'aime. "

J'ai d'abord pensé à un suicide, bien que cela ne lui ressemble pas. Mais en arrivant chez lui et en escaladant sa fenêtre de chambre, je me suis rendu compte que plus aucune affaires n'étaient là. Ni les siennes, ni celles de son frère jumeau. C'est la que j'ai compris.

Il m'avait quitté. La musique avait triomphé.

Depuis je n'ai jamais eu de nouvelles. J'ai bien essayé au début mais beaucoup de proches que l'ont avaient en commun m'ont dit de laisser tomber. D'oublier et de passer à autre chose, car c'est ce qu'il avait fait et il ne s'en portait pas plus mal.

Alors j'ai refais ma vie. De temps en temps je lis les journaux et me renseigne sur ce qu'il fait au moment même mais je ne cherche plus à le revoir car de tout évidence ça ne me mènerais à rien sinon à souffrir. Et puis quand je vois que lui de son côté à très bien refait sa vie avec ses nombreuses conquêtes je me dis que je n'y es de toute évidence plus ma place.

Du côté de Bill.

Il rentre, fermant délicatement la porte au passage et espérant de pas réveiller son ami et son frère. Mais c'est peine perdu. Sur le divan se trouve Andréas. Un de ses amis les plus anciens et les plus proches.

Andréas : Tu étais où ?
Bill : Quelque part
Andréas : Tu la encore suivit hein ?
Bill : Non
Andréas : Arrêtes de mentir
Bill : Je ne mens pas
Andréas : Si tu mens, et très mal en plus.
Bill : Si tu le dis
Andréas : Tu lui as parlé ?
Bill : Non. Bien sur que non.
Andréas : Ouais tu t'es contenté de la surveiller comme d'habitude, quand est-ce que ça va s'arrêter cette histoire et que tu vas prendre ton courage à deux mains pour aller la voir ?
Bill : Ça ne te regarde pas. Et je n'irais pas la voir.
Andréas : Mais pourquoi ?
Bill : Parce que ça ne servirait à rien ! Ça lui ferait du mal, et ça ne mènerait à rien au final
Andréas : Mais t'es au courant que cette fille crève d'amour pour toi ?
Bill : Elle en trouvera un autre
Andréas : Et toi ? Tu feras quoi ce jour là ? Tu continueras de la surveiller pour voir si il ne lui fait pas de mal ?
Bill : Occupes toi de tes affaires
Andréas : T'es vraiment borné toi
Bill : Surement
Andréas : Mais réagis bordel ! Tu te vois là ? Tu fais pitié !
Bill : J'temmerde Andréas.
Andréas : Si tu veux. Mais j'ai raison
Bill : Je vais dormir.
Andréas : Vas la voir
Bill : Bonne nuit
Andréas : Si tu ne le fais pas j'irais
Bill : Toi tu ne feras rien. T'as pas intérêt à faire quoi que ce soit.
Andréas : Et pourquoi ?
Bill : Parce que je ne veux pas ! Point. Fin de la discution
Andréas : C'est ça. Bonne nuit
Bill : Bonne nuit

Le brun se dirigea alors vers les escaliers et enleva ses chaussures pour monter.

Andréas : * Haussant le ton * Réfléchis à ta vie Bill. Il te manque quelque chose.

Le brun se contenta de soupirer et de monter les marches pour aller se coucher.

Du côté d'Emma.

J'ouvre les yeux. Je suis toujours sur ce banc. Il fait jour, et il fait froid. J'ai toujours cette bouteille de Vodka dans la main et j'ai un mal de crâne à tomber par terre. Je me relève alors avec peine et vois que je suis seule. La rue est déserte et le pub est fermé. Il doit être quelque chose comme 8 heures.
Je regardes mon téléphone : Il est 9 heures passé... Ok là ça va pas. Je commence à rassembler mes affaires éparpillés sur le banc et me lève pour rentrer chez moi au risque de me faire probablement engueuler par celle qui se dit être ma mère.

[ Elipse ]

J'ouvre la porte de la cuisine et je rentre discrètement en espérant que l'on ne m'entende pas mais c'était cause perdue. Mon beau père se trouvait dans la cuisine, journal posé face à lui et tasse de café à la main, il ne leva même pas les yeux pour me parler.

Marc : Tu passes par la porte du jardin toi pour rentrer dans la maison maintenant ?
Emma : Je voulais pas réveiller qui que ce soit
Marc : Emma, il est 10 heures, tout le monde est déjà levé dans la maison
Maman : Marc ? T'es là ? * Me voyant * Ah ben te voilà
Emma : Bonjour
Maman : Ou est-ce que t'étais hier soir ?
Emma : Avec Lenny
Maman : T'es sûre ? Je l'ai vu rentré chez elle à 3 heures du mat Lenny et bizarre tu n'y étais pas
Emma : Je sais, c'est un peu compliqué à dire mais ...
Maman : Mais attends viens ici toi... Tu sens l'alcool à pleins nez mon dieu qu'elle odeur
Marc * soupirant et levant les yeux au ciel * : Vraiment n'importe quoi
Emma : Toi t'es pas obligé d'en rajouter
Maman : EMMA ! Tu parles autrement s'il te plaît, le respect ça te dit quelque chose ?
Emma : Il me respecte lui ?
Maman : Qu'importe ! C'est ton beau père tu n'as rien à dire
Emma : Si ça peut te faire plaisir. Je me tais.
Maman : Bon et maintenant réponds moi, où étais-tu hier ?
Emma : Maman j'ai 19 ans, donc les interrogatoires c'est plus trop ça
Marc : Encore partie dormir chez un mec hein
Emma : De quoi je me mêle toi ? Vas plutôt lire ton journal dans le salon, ça me fera de l'air
Marc : Changes de ton Emma, je suis pas ton père
Emma : Ah non ça c'est clair, mon père je le respecte contrairement à toi
Marc : Ta fille me désespère * regardant ma mère * Je files au boulot. A ce soir * L'embrassant sur le front *
Maman : Ah ce soir chéri.

Il passa à mes côtés en me regardant avec un sourire en coin car il savait très bien le discours qu'allait me sortir ma mère. Quand à moi je me contenta de soupirer un grand coup et d'affronter de nouveau le regard de ma mère.

Maman : Tu vas te calmer un jour avec Marc ?
Emma : Mais il me lance des piques sans arrêt !
Maman : Fais un effort bon sang ! Ça fait trois ans qu'il est ici, et ça fait trois ans que tu lui fais la guerre
Emma : Ce n'est pas faute d'avoir essayé d'être agréable avec lui ...
Maman : Bon laisses tomber. Je voudrais que tu répondes à ma question
Emma : Cette nuit j'ai dormi sur un banc.
Maman : Sur un banc ? Comme une clocharde ?
Emma : Non pas comme une clocharde. Seulement hier je ne me sentais pas bien je me suis allongée 5 min et résultat je me suis endormie.
Maman : Pourquoi tu ne te sentais pas bien ?
Emma : J'avais un peu bu
Maman : Encore !? Emma t'es consciente que tu bois beaucoup trop ! ?
Emma : Ce n'est rien
Maman : Il va falloir que tu te remette de cette histoire avec Bill ! Ça ne peut plus durer ça ! L'autre jour je te chope en train de te shooté à la coke, maintenant tu bois comme une alcoolique... Ça ne va plus. Je vais t'emmerder voir un psy je crois
Emma : Maman la coke c'était pour essayé je te l'ai déjà dis
Maman : Et en quoi t'avais besoin d'essayer ! ? T'as vu dans quel état tu étais après ?
Emma : T'as jamais été jeune toi ou quoi ?
Maman : Là n'est pas la question ! Tu vas aller voir un docteur c'est décidé
Emma : Un psy ? Mais Maman je ne suis pas folle ! Je suis juste une adolescente !
Maman : Non non. Les adolescents ne font pas les conneries que toi tu fais. Et puis ça fait un moment que j'y pense à ça avec Marc.
Emma : PARDON ?! Ce crétin te suggère de m'envoyer chez le psy et tu obéis comme un toutou ? Eh c'est moi ta fille je te rappelle hein !
Maman : Emma tu te calmes. Tu iras voir ce docteur un point c'est tout
Emma : Et si je refuse ?
Maman : Tu fous le camps
Emma : Je fous le camps ?
Maman : Parfaitement, tu quittes cette maison
Emma : Ca aussi c'est une idée de l'autre abruti de service ?
Maman : EMMA ! Nom d'un chien ! Changes de ton !
Emma : Ecoutes maman, c'est gentil de te soucier de moi, mais saches que je n'ai pas l'intention d'aller voir ce psy ni quoi que ce soit. Et dorénavant je voudrais que tu ne parles plus de Bill s'il te plaît.
Maman : Dans ce cas tu peux faire tes valises
Emma : Tu me mets dehors ou je rêve ?
Maman : Tu ne rêves pas. C'était la condition. Tu ne veux pas m'obéir ? Qu'à cela ne tienne. Mais tu t'en vas de chez moi.
Emma : C'est Marc qui va être content quand tu vas lui annoncer la bonne nouvelle !
Maman : Tu veux un coup de main pour faire ta valise ?
Emma : Non ça ira ! Je vais me démerder toute seule COMME D'HABITUDE j'ai envie de dire hein.
Maman : Si tu le dis.

Je me retourna et monta les escaliers. Arrivée dans ma chambre, l'envie de tout détruire me brulaient les veines mais ça aurait été mettre la cerise sur le gâteau et ça c'était hors de question. Je voulais que ma mère se rende compte par elle même que je n'étais pas folle, mais juste malheureuse. Et Marc, lui je suis sûre que si j'avais détruit ma chambre il aurait profité de ça pour engrainer la situation et lui bourrée le crâne. J'ai déjà un " ennemi " dans cette maison, j'en veux pas deux.

Quoi qu'il en soit, je commença à prendre quelque affaires de change dans mon sac. Pas trop non plus car connaissant ma mère elle allait finir par me téléphoner au bout de quelque jours pour me dire de revenir. Qu'à cela ne tienne, j'irais pioter chez Andréas...


# Posté le mardi 23 octobre 2007 08:45
Modifié le lundi 22 septembre 2008 14:21

#2#

Je respire un grand coup. Puis je sonne.
Une seconde, puis deux... Et là il ouvrit la porte.

Andréas : Ema ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Ema : Salut Andréas. Hum... Je ne sais pas trop comment dire ça mais disons que j'ai encore eu un différent avec ma mère et qu'elle m'a mise à la porte
Andréas : T'es pas sérieuse ?
Ema : Si. Et Marc n'arrange pas les choses tu sais...
Andréas : Je me doute bien oui. Ce mec est un connard, je le dis depuis toujours
Ema : Je peux entrer ? Pour qu'on en discute à l'intérieur, il fait froid là
Andréas : Bah c'est à dire que ... * Regardant derrière lui et voyant Bill faire de grands gestes indiquant "non" *... A vrai dire, la maison est en bazar et mes parents rentrent ce soir donc ...
Ema : Te fatigues pas, je comprend.
Andréas : Tu vas aller où ?
Emma : Je ne sais pas encore. Me prendre une chambre d'hôtel pas cher je pense
Andréas : Appelles moi ce soir quand même pour me tenir au courant
Ema : Ne t'en fais pas. * Lui souriant timidement * A plus tard.
Andréas : Fais attention à toi ma belle.
Ema : Au revoir.

Je me retourna et redescendis les marches de l'entrée pour me retrouver seule dans la rue en pleins froid d'hiver...

Côté Bill et Andréas.

Bill : Merci...
Andréas : TU N'ES QU'UN CONNARD !
Bill : ...
Andréas : QUE TU VEUILLES JOUER AUX CONS C'EST TON PROBLÈME ! MAIS LA IL S'AGIT DE SA SANTÉ ET DE SON BIEN-ÊTRE ET ÇA BIEN ÉVIDEMMENT T'ES INCAPABLE DE LE COMPRENDRE ! TOUT CE QUI T'INTÉRESSE C'EST TA PETITE PERSONNE ET TU NE TE FIS QU'A TON OPINION MAIS JE TE LE DIS BILL TU ES UN VRAI CON ! PIRE MÊME TU ME DÉÇOIS. NOTES BIEN ÇA : C'ÉTAIT L'UNIQUE ET DERNIÈRE FOIS QUE JE TE RENDAIS SERVICE
Bill : Andy calmes toi
Andréas : COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ?! Je te préviens Bill, si jamais il lui arrive quoi que ce soit cette nuit, même s'il lui manque un seul cheveux, je te tue.
Bill : Il ne lui arrivera rien
Andréas : Ah non. Ça non. Je refuse que tu ailles encore la surveiller toute la nuit.
Bill : Pourquoi ?
Andréas : PARCE QUE CE N'EST EN AUCUN CAS UTILE ! Tu réfléchis de temps en temps ? Tu veux la surveiller pour t'assurer qu'elle est en sécurité ? Mais c'est CHEZ MOI qu'elle aurait été en sécurité !
Bill : Je ne voulais pas qu'elle me voit...
Andréas : Mais pourquoi bon sang ? Qu'est-ce qui te fiche la trouille comme ça ?
Bill : TOUT ! ABSOLUMENT TOUT ! Sa réaction quand elle me verra, le regard qu'elle me jettera après toutes ces années ou je l'ai laissé, ou je ne me suis pas préoccupé d'elle et que je me suis affiché avec des putes de luxes dans les magasines people, TOUT !
Andréas : Bill. Ca un jour ou l'autre tu vas devoir " l'affronter ". Je sais que ça fait mélodrame dit comme ça. Mais faut savoir que tout est de ta faute mon gars, tout depuis le début. Et tu connais Emma, quand elle pense quelque chose elle te le dit. Et ça c'est certain qu'elle ne te loupera pas. Mais après rien n'empêchera le fait que vous vous entendiez à nouveau !
Bill : C'est pas dit ça
Andréas : Mais bien sur. Cette fille t'aime. Tu lui manque. Elle n'a jamais cherché à retrouver quelqu'un depuis que t'es partie, et plus ça va plus elle se détruit à travers la drogue et l'alcool. Tu dois faire quelque chose. Même si tu pense que c'est mauvais pour elle, tu dois lui dire que ça ne reprendra jamais mais que tu pense à elle malgré tout. Lui donner signe de vie. Mais pas jouer le mort
Bill : Je vais faire un tour.
Andréas : Bill t'as écouté ce que je t'ai dis ?
Bill : A tout à l'heure
Andréas : Bill... Bill mais attends putain !

Le brun claqua la porte après avoir attrapé sa veste au vol. Il enfila ses lunettes noir et son bonnet noir et s'engouffra dans les rues d'Hamburg à la recherche d'une solution.

Du côté d'Ema

J'arrive dans un parc. Je vais m'asseoir sur un banc et décide de faire le point sur ma vie actuelle. Je me rends comptes en réalité que les amies que je pensais avoir ne sont pas si présents que ça. Bon je la joues drame romantique là d'accord, mais quand on regarde plus profondément c'est vrai. Faut dire que j'ai pas été tendre non plus et que leur réaction est justifiée. Après tout c'est vrai que je leur mène la vie dure depuis qu'il est parti. Ils ont toujours essayé de me remettre dans le droit chemin et de me le faire oublier, et moi au lieu de les écouter, je préfèrerais m'enfermer, m'isoler, boire et me droguer. J'ai jamais accepté leurs remarques sur lui et il faut le dire je les envoyais même balader parfois. Je pense que la seule chose dont ils sont vraiment fiers c'est le fait que je sois devenue mannequin. Car c'est vrai, ça me rend heureuse. Je m'évade lorsque je pose, je savoure lorsque quelque personnes prennent soin de moi en me maquillant ou me coiffant, je partage ma vision des choses à travers l'image que je donne sur mes photos. Et je ne pense pas qu'il existe meilleure liberté que celle-ci.

Mon portable vibre, et me ramène par la même occasion à la réalité. Je le sors de ma poche et je vois s'afficher le nom d'Andy.

Je laisse sonner deux trois fois puis ...

Ema : Allo ?
Andreas : T'as trouvé où dormir ce soir ?
Ema : Pas encore. Mais t'en fais pas je trouverais
Andreas : Oui enfin il est déjà 21h
Ema : C'est pas grave. Je trouverais, j'ai toute la nuit devant moi * Ironiquement *
Andreas : Tiens moi au courant Ema je m'inquiète
Ema : Ça va aller ne t'en fais pas. Aller vas ranger ta maison.
Andreas : Je t'appelle dans une heure
Ema : D'accord. Je t'embrasse.
Andreas : Moi aussi

Je raccrocha alors et rangea le portable dans ma poche. Quand je releva la tête je vis un couple de mon age à peut prêt, passer devant moi, mains dans la mains, et apparemment plus amoureux que jamais. Ils étaient beaux à voir, et ils sentaient le bonheur à plein nez.
Leurs silhouettes s'éloignèrent pour laisser place à une ombre grande et fine qui passait en sens inverse. J'observa cette personne et la vit se diriger vers une balançoire ou elle finit par s'y assoir. Cette silhouette je l'avais déjà vu. Quelqu'un de grand, fin comme ceci ça ne m'était que familier. Si seulement ça avait pu être lui... Je ne sais même pas la réaction que j'aurais eu. A savoir si je lui aurais sauté dans les bras ou si je l'aurais giflé... Je ne sais pas.

Je me leva et commença à marcher pour quitter le parc. Je marchais en direction de l'air de jeu, ou se trouvait cet homme puisque la sortie y était proche. Mais quand je m'approcha un peu plus je vis un jeune homme que je connaissais la par contre arrivé en trombe dans le parc et foncer le regard lorsqu'il vit l'inconnu sur la balançoire.

Bill : Pourquoi tu m'as suivit Andy
Andreas : Parce que j'avais pas fini de parler !
Bill : Elle t'a appelé ?
Andreas : Oui
Bill : Qu'a t-elle dit ?
Andreas : Qu'elle n'avait toujours nul part où dormir
Bill : Et tu ne lui a rien dit à propos de moi ?
Andreas : Tu parles de quoi exactement ? Du fait que ça fait 6 mois que tu vis en secret chez moi ou du fait que tu la surveilles tous les soirs depuis 6 mois ?

Après ces paroles, je resta de glace. Je lâcha mon sac à terre ce qui fit du bruit et resta figée face à eux. C'était lui qui était là. Lui. Et Andreas m'avait mentie comme un lâche pour le protéger. J'étais censée faire quoi là ?

Ils s'étaient retournés tous les deux après avoir entendu le bruit de mon sac par terre, et Bill se leva lorsqu'il me vit. Andréas lâcha une insulte incompréhensible et vint s'approcher de moi, en posant sa main sur mon épaule.

Andréas : Ema je suis désolé
Ema : Retires ta main de mon épaule Andréas.
Andréas * Retirant sa main * Ema ? Parles moi
Ema : Depuis quand ?
Andréas : Ema je
Ema : DEPUIS QUAND ? !
Andréas : Pas longtemps
Ema : Menteur
Andréas : 6 mois.
Ema : Pourquoi ?
Andréas : Pourquoi quoi ?
Ema : Pourquoi tu m'as menti à moi pour le protéger lui ? * Je fixait toujours Bill qui ne savait plus ou se mettre *
Andréas : J'ai pas seulement voulu le protéger lui, j'ai voulu te protéger toi aussi
Ema : En me laissant crever de froid dehors cette nuit ? Tu appelles ça me protéger ? Je pense qu'on ne doit pas avoir la même conception des choses
Andréas : Ema écoutes moi
Ema : Non. Je crois en avoir assez entendu.

Je me baissa alors et ramassa mon sac. Dans un dernier soupir j'affronta le regard de Bill planté sur moi qui ne bougeait plus. Je lui lança un regard qui voulait tout dire, je voulais qu'il voit combien j'étais déçue de lui et combien je le haïssais à présent.

Je me retourna et je commença à partir quand je sentie Andréas poser sa main sur mon épaule

Andréas : Ema où tu vas ?
Ema : Pour la deuxième fois, Lâches moi Andy

Je fis alors un mouvement d'épaule qui le fit lâcher prise et je repris ma route.

Andréas : * Se tournant vers Bill * MAIS FAIS QUELQUE CHOSE TOI CONNARD !
Bill : Ema attends.

Je me stoppa alors net. Ne me retournant pas j'étais une fois de plus figée par le son de sa voix et la prononciation de mon prénom dans sa bouche.

Il vint se placer devant moi sans que je ne lève pour autant la tête. Je ne voulais pas l'affronter, je savais que j'allais céder en le regardant.

Ema : Qu'est-ce que tu veux ?
Bill : Je dois te parler
Ema : Je n'ai rien à te dire. Je crois que tout est clair
Bill : Regardes moi
Ema : Non
Bill : Ema regardes moi.
Ema : NON !
Bill : Tu m'en veux c'est ça ?
Ema : Mais bordel * Relevant les yeux et le regardant * à quoi tu t'attendais Bill ? A ce que je te saute dessus !? Tu sais ce que tu m'as fait enduré en me quittant il y a trois ans ? Tu connais ce que c'est d'avoir l'impression qu'on t'arrache les tripes tellement une personne te manque ? Tu as réalisé une seconde à comment j'allais réagir en te voyant dans tous ces magasines en train de tripoter des blondes refaites ? Bordel bien sur que non tu n'y a pas pensé ! T'as pensé uniquement à toi et à rien d'autre !
Bill : Ema
Ema : Non Bill je ne veux plus t'entendre ! Surtout après ce soir ! Surtout avec ce que j'ai entendu ! C'est fini. Laisses moi passer et vas reprendre ta vie de jeune rock star imbibé de cokaine et baisant tout ce qui bouge. Après tout c'est ça le show bizz non ?
Bill : Mais laisses moi parler bon sang !
Ema : ...
Bill : Ema tu me connais, tu sais qui je suis ! Tu crois vraiment que c'est moi le mec que tu vois sur toutes ces couvertures de journaux à scandales ? Tu ne pense pas que c'est qu'une image que l'on veut me donner ? Tu ne pense pas que j'ai pas eu mal pendant tout ce temps ou j'ai du te laisser et pendant tous ces jours ou je me demandais ce que tu faisais et si tu pensais encore à moi ? Tu crois que ça a été facile pour moi de t'abandonner ?
Ema : Je te connaissais Bill, je ne te connais plus maintenant. Tu es devenu quelqu'un de différent et ça je peux te le prouver rien qu'en te citant l'argument du fait que tu as fait mentir Andy pour pouvoir continuer à me surveiller sans rien dire jamais.
Bill : C'était pour ton bien
Ema : Non. Le vrai Bill lui serait venu me voir directement, sans papillon ni artifices, il aurait été honnête avec moi quitte à s'en manger pleins la tête. Il n'aurait pas jouer le lâche durant 6 longs mois comme tu le fais. Tu as changé et ça tu dois le reconnaitre.
Bill : Ema ne pars pas.
Ema : Tu l'a bien fait il y a 3 ans.
Bill : C'était différent.
Ema : Je ne vois pas en quoi
Bill : C'était pour la musique, une occasion en or s'était proposé à nous. Je ne pouvais pas faire autrement... Comprends moi
Ema : Je comprends Bill. Même si je parait froide, je comprend. J'ai toujours su que la musique serait ta passion et qu'elle allait prendre le dessus sur moi et sur tout ce qu'il y aurait autour de toi. Et pourtant il n'empêche que je t'ai quand même poussé à passer des castings au risque de te perdre. Mais je ne pourrais pas le vivre une deuxième fois. Surtout quand on voit les proportions que la musique a sur ta vie maintenant.
Bill : S'il te plait. Ema.
Ema : Je suis désolée Bill. Je ne peux pas c'est au dessus de mes forces.

Je passa donc à côté de lui, laissant une larme roulée sur ma joue. Je me dirigea vers la sortie quand j'entendis des éclats de voix provenir de derrière moi.

Du côté d'Andreas et de Bill au moment même

Bill se retourna et se dirigea vers Andreas qui l'attendait les mains dans les poches. Le brun s'approcha de son ami et contre toute attente le frappa de manière plus que violente au visage. Andréas perdit l'équilibre et se retrouva à terre en peu de temps qu'il ne faut pour le dire. Sans comprendre le geste de son ami, il essuya d'un revers du bras sa lèvre qui saignait.

Andreas : T'es devenue fou ou quoi ?
Bill : C'est à cause de toi tout ça !
Andreas : PARDON ?! Tu plaisantes là j'espère ? * Se relevant et se mettant face à Bill *
Bill : Si tu m'avais laissé faire, jamais ça serait arrivé ! Elle ne m'aurait pas vu et on en serait pas là !
Andreas : Mais je t'avais prévenue que si jamais tu la revoyais elle t'en mettrais pleins la gueule ! Arrêtes de chercher des excuses à tout ça. Elle ne veut plus de toi c'est comme ça c'est tout et c'est compréhensible alors acceptes le bordel de merde !
Bill : Andreas fermes là
Andreas : Quoi tu ne supporte pas qu'elle t'ai dit non c'est ça hein ? Ca te bouffe en vrai ? T'as vu comme ça fait mal Bill ? Ca crève le coeur hein ? Et ben tant mieux si tu ressens tout ça, au moins tu sais ce qu'elle vit depuis trois ans
Bill : MAIS TU CROIS QUE JE NE RESSENS RIEN MOI DEPUIS TROIS ANS OU QUOI ?!
Andreas : Exactement. Tu ne ressens rien. T'es à vide de sentiments, et tu ne vaux plus rien. Tu n'es bon qu'à baisé des putes blondes et refaites et à sniffer de la coke durant les soirées branchées de la Jet Set. C'est tout ce que tu es

Bill se laissa alors encore aller une deuxième fois faisant de nouveau tomber son ami a terre, il etait en colere, en colere contre lui-meme parce qu'il savait qu'Andreas avait raison, que Ema avait raison et qu'a present il avait perdu les valeurs principales de sa vie. S'appercevant alors de tout ca, il tendit le bras a son ami et l'aida a se relever

Bill : Desole mec..
Andreas : *s'essuiyant la levre* C'est pas grave, tu tape comme une fillette de toute maniere
Bill : *Souriant faiblement* Sans rencune ?
Andreas : Sans rancune, mais par contre elle, je pense qu'elle en a contre toi
Bill : Je sais pas vraiment quoi faire a vrai dire la
Andreas : Attends un peu que les choses se calme, et vas la voir des que t'en auras l'opportunite

Du cote d'Ema

J'arrive devant ma porte d'entree, a vrai dire je n'aurais pas vraiment penser revenir, meme pas du tout penser, mais avec ce qu'il venait de se passer, je ne pouvais faire autrement. Apprendre la verite m'a definitivement remis les idees en place. Je ne voulais plus avoir a faire a lui, plus penser a lui, plus rien et je voulais reprendre ma vie en main comme il se devait. Quitte a aller voir un psychologue pour que ma mere soit satisfaite. Je sonna donc a la porte d'entree et attendit quelques minutes.

Maman : *Suprise* Ema ! Que fais-tu ici ?
Ema : Si j'accepte d'aller voir un psychologue tu veux bien que je revienne ?
Maman : Bien evidement
Ema : Mais a une condition
Maman : Je t'ecoute
Ema : Je veux que ce soit toi et uniquement toi qui choissise un bon medecin. Je ne veux pas que Marc s'en mele
Maman : Entres on va discuter

Je rentra donc et trouva Marc affaler sur le canape, bierre en main et foot a la tele. Un allemand dans toute sa splendeur quoi.. Je me dirigea donc vers la cuisine accompagner de ma mere qui me prepara une tasse de the comme j'ai l'habitute de prendre avant de me coucher.

Maman : Je peux savoir qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ?
Ema : Je l'ai revu
Maman : Qui ? Bill ?
Ema : Oui ...
Maman : Comment ca se fait ? Il est revenu vivre a Hamburg ?
Ema : A vrai dire il a toujours continuer de vivre ici. Seulement c'est plus du tout la meme personne
Maman : Expliques moi
Ema : Eh bien, ca fait 6 mois maintenant qu'il me surveille, qu'il me suit partout ou je vais et qu'il veille a ce que je n'ai aucun probleme. Mais ca fait aussi 6 mois qu'il n'ose pas venir me parler
Maman : Je suis pas sure de tout comprendre. Il vit ou ?
Ema : Chez Andreas
Maman : Donc Andreas est dans le coup ?
Ema : Dans le mille !
Maman : C'est decevant de sa part. Je le croyais droit comme garcon ..
Ema : Tu n'imagine pas si bien dire
Maman : Et comment ca se fait que tu l'ai croiser ?
Ema : A vrai dire je l'ai surtout supris en train de s'engeuler avec Andreas dans un parc
Maman : Et c'est la qu'il t'as vu ..
Ema : Exactement. Il est en suite venue me voir. Sans pour autant avouer avoir changer. Et il n'a pas arreter de sortir des arguments qui me tenaiemt pas la route du tout. Mais en verite il a changer. Beaucoup trop changer.
Maman : Je comprend que tu sois decu ma puce. Mais je ne veux pas que tout ca te replonge encore plus dans un mal etre comme ca
Ema : Ca ne sera pas le cas, parce que j'ai tirer un trait sur lui et sur tout ce qui a pu se passer. J'ai pris conscience qu'en fait, le fait que je soit malheureuse ne l'influencait en rien a venir me voir... Et je peux pas continuer d'aimer quelqu'un d'aussi lache.
Maman : Je comprends ma belle... Bon tu sais quoi ? Vas te reposer sur le canape je t'apporte du the et des biscuits, on en reparlera un peu demain, je pense que ca suffit pour aujourd'hui
Ema : Merci maman..

Je me leva donc du tabouret et me dirigea vers le salon ou Marc n'avait pas bouger d'un pouce. Je m'installa sur le fauteuil d'en face et essaya de me concentrer sur le match de foot.

Marc : Tu reviens vivre ici alors ?
Ema : Faut croire
Marc : Je me doutais que tu ne tiendrais pas longtemps, mais alors la tenir meme pas 24h c'est fort !
Ema : Je voulais pas te faire le plaisir de te laisser ma maison et ma vie en te deroulant le tapis rouge non plus cher beau papa.
Marc : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ema : *Se redressant* Je veux dire que tu peux enrouler qui tu veux, ma mere, mon frere, mon chien ou mon poisson rouge, mais moi tu m'enroulera pas dans tes combines. Tu veux avoir ta place ici ? Vas falloir te battre mon gars parce que je vais vraiment te mener la vie dure tu n'as meme pas idee
Marc : Petite garce !
Maman : *Arrivant au moment meme* MARC !
Ema : *se levant* Je vais dormir.. Bonne nuit *Prenant sa mere dans ses bras et regardant Marc * Un point pour moi *Mimant avec ses levres*



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# Posté le mardi 23 octobre 2007 13:02
Modifié le lundi 15 décembre 2008 10:01