Je respire un grand coup. Puis je sonne.
Une seconde, puis deux... Et là il ouvrit la porte.
Andréas : Ema ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Ema : Salut Andréas. Hum... Je ne sais pas trop comment dire ça mais disons que j'ai encore eu un différent avec ma mère et qu'elle m'a mise à la porte
Andréas : T'es pas sérieuse ?
Ema : Si. Et Marc n'arrange pas les choses tu sais...
Andréas : Je me doute bien oui. Ce mec est un connard, je le dis depuis toujours
Ema : Je peux entrer ? Pour qu'on en discute à l'intérieur, il fait froid là
Andréas : Bah c'est à dire que ... * Regardant derrière lui et voyant Bill faire de grands gestes indiquant "non" *... A vrai dire, la maison est en bazar et mes parents rentrent ce soir donc ...
Ema : Te fatigues pas, je comprend.
Andréas : Tu vas aller où ?
Emma : Je ne sais pas encore. Me prendre une chambre d'hôtel pas cher je pense
Andréas : Appelles moi ce soir quand même pour me tenir au courant
Ema : Ne t'en fais pas. * Lui souriant timidement * A plus tard.
Andréas : Fais attention à toi ma belle.
Ema : Au revoir.
Je me retourna et redescendis les marches de l'entrée pour me retrouver seule dans la rue en pleins froid d'hiver...
Côté Bill et Andréas.
Bill : Merci...
Andréas : TU N'ES QU'UN CONNARD !
Bill : ...
Andréas : QUE TU VEUILLES JOUER AUX CONS C'EST TON PROBLÈME ! MAIS LA IL S'AGIT DE SA SANTÉ ET DE SON BIEN-ÊTRE ET ÇA BIEN ÉVIDEMMENT T'ES INCAPABLE DE LE COMPRENDRE ! TOUT CE QUI T'INTÉRESSE C'EST TA PETITE PERSONNE ET TU NE TE FIS QU'A TON OPINION MAIS JE TE LE DIS BILL TU ES UN VRAI CON ! PIRE MÊME TU ME DÉÇOIS. NOTES BIEN ÇA : C'ÉTAIT L'UNIQUE ET DERNIÈRE FOIS QUE JE TE RENDAIS SERVICE
Bill : Andy calmes toi
Andréas : COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ?! Je te préviens Bill, si jamais il lui arrive quoi que ce soit cette nuit, même s'il lui manque un seul cheveux, je te tue.
Bill : Il ne lui arrivera rien
Andréas : Ah non. Ça non. Je refuse que tu ailles encore la surveiller toute la nuit.
Bill : Pourquoi ?
Andréas : PARCE QUE CE N'EST EN AUCUN CAS UTILE ! Tu réfléchis de temps en temps ? Tu veux la surveiller pour t'assurer qu'elle est en sécurité ? Mais c'est CHEZ MOI qu'elle aurait été en sécurité !
Bill : Je ne voulais pas qu'elle me voit...
Andréas : Mais pourquoi bon sang ? Qu'est-ce qui te fiche la trouille comme ça ?
Bill : TOUT ! ABSOLUMENT TOUT ! Sa réaction quand elle me verra, le regard qu'elle me jettera après toutes ces années ou je l'ai laissé, ou je ne me suis pas préoccupé d'elle et que je me suis affiché avec des putes de luxes dans les magasines people, TOUT !
Andréas : Bill. Ca un jour ou l'autre tu vas devoir " l'affronter ". Je sais que ça fait mélodrame dit comme ça. Mais faut savoir que tout est de ta faute mon gars, tout depuis le début. Et tu connais Emma, quand elle pense quelque chose elle te le dit. Et ça c'est certain qu'elle ne te loupera pas. Mais après rien n'empêchera le fait que vous vous entendiez à nouveau !
Bill : C'est pas dit ça
Andréas : Mais bien sur. Cette fille t'aime. Tu lui manque. Elle n'a jamais cherché à retrouver quelqu'un depuis que t'es partie, et plus ça va plus elle se détruit à travers la drogue et l'alcool. Tu dois faire quelque chose. Même si tu pense que c'est mauvais pour elle, tu dois lui dire que ça ne reprendra jamais mais que tu pense à elle malgré tout. Lui donner signe de vie. Mais pas jouer le mort
Bill : Je vais faire un tour.
Andréas : Bill t'as écouté ce que je t'ai dis ?
Bill : A tout à l'heure
Andréas : Bill... Bill mais attends putain !
Le brun claqua la porte après avoir attrapé sa veste au vol. Il enfila ses lunettes noir et son bonnet noir et s'engouffra dans les rues d'Hamburg à la recherche d'une solution.
Du côté d'Ema
J'arrive dans un parc. Je vais m'asseoir sur un banc et décide de faire le point sur ma vie actuelle. Je me rends comptes en réalité que les amies que je pensais avoir ne sont pas si présents que ça. Bon je la joues drame romantique là d'accord, mais quand on regarde plus profondément c'est vrai. Faut dire que j'ai pas été tendre non plus et que leur réaction est justifiée. Après tout c'est vrai que je leur mène la vie dure depuis qu'il est parti. Ils ont toujours essayé de me remettre dans le droit chemin et de me le faire oublier, et moi au lieu de les écouter, je préfèrerais m'enfermer, m'isoler, boire et me droguer. J'ai jamais accepté leurs remarques sur lui et il faut le dire je les envoyais même balader parfois. Je pense que la seule chose dont ils sont vraiment fiers c'est le fait que je sois devenue mannequin. Car c'est vrai, ça me rend heureuse. Je m'évade lorsque je pose, je savoure lorsque quelque personnes prennent soin de moi en me maquillant ou me coiffant, je partage ma vision des choses à travers l'image que je donne sur mes photos. Et je ne pense pas qu'il existe meilleure liberté que celle-ci.
Mon portable vibre, et me ramène par la même occasion à la réalité. Je le sors de ma poche et je vois s'afficher le nom d'Andy.
Je laisse sonner deux trois fois puis ...
Ema : Allo ?
Andreas : T'as trouvé où dormir ce soir ?
Ema : Pas encore. Mais t'en fais pas je trouverais
Andreas : Oui enfin il est déjà 21h
Ema : C'est pas grave. Je trouverais, j'ai toute la nuit devant moi * Ironiquement *
Andreas : Tiens moi au courant Ema je m'inquiète
Ema : Ça va aller ne t'en fais pas. Aller vas ranger ta maison.
Andreas : Je t'appelle dans une heure
Ema : D'accord. Je t'embrasse.
Andreas : Moi aussi
Je raccrocha alors et rangea le portable dans ma poche. Quand je releva la tête je vis un couple de mon age à peut prêt, passer devant moi, mains dans la mains, et apparemment plus amoureux que jamais. Ils étaient beaux à voir, et ils sentaient le bonheur à plein nez.
Leurs silhouettes s'éloignèrent pour laisser place à une ombre grande et fine qui passait en sens inverse. J'observa cette personne et la vit se diriger vers une balançoire ou elle finit par s'y assoir. Cette silhouette je l'avais déjà vu. Quelqu'un de grand, fin comme ceci ça ne m'était que familier. Si seulement ça avait pu être lui... Je ne sais même pas la réaction que j'aurais eu. A savoir si je lui aurais sauté dans les bras ou si je l'aurais giflé... Je ne sais pas.
Je me leva et commença à marcher pour quitter le parc. Je marchais en direction de l'air de jeu, ou se trouvait cet homme puisque la sortie y était proche. Mais quand je m'approcha un peu plus je vis un jeune homme que je connaissais la par contre arrivé en trombe dans le parc et foncer le regard lorsqu'il vit l'inconnu sur la balançoire.
Bill : Pourquoi tu m'as suivit Andy
Andreas : Parce que j'avais pas fini de parler !
Bill : Elle t'a appelé ?
Andreas : Oui
Bill : Qu'a t-elle dit ?
Andreas : Qu'elle n'avait toujours nul part où dormir
Bill : Et tu ne lui a rien dit à propos de moi ?
Andreas : Tu parles de quoi exactement ? Du fait que ça fait 6 mois que tu vis en secret chez moi ou du fait que tu la surveilles tous les soirs depuis 6 mois ?
Après ces paroles, je resta de glace. Je lâcha mon sac à terre ce qui fit du bruit et resta figée face à eux. C'était lui qui était là. Lui. Et Andreas m'avait mentie comme un lâche pour le protéger. J'étais censée faire quoi là ?
Ils s'étaient retournés tous les deux après avoir entendu le bruit de mon sac par terre, et Bill se leva lorsqu'il me vit. Andréas lâcha une insulte incompréhensible et vint s'approcher de moi, en posant sa main sur mon épaule.
Andréas : Ema je suis désolé
Ema : Retires ta main de mon épaule Andréas.
Andréas * Retirant sa main * Ema ? Parles moi
Ema : Depuis quand ?
Andréas : Ema je
Ema : DEPUIS QUAND ? !
Andréas : Pas longtemps
Ema : Menteur
Andréas : 6 mois.
Ema : Pourquoi ?
Andréas : Pourquoi quoi ?
Ema : Pourquoi tu m'as menti à moi pour le protéger lui ? * Je fixait toujours Bill qui ne savait plus ou se mettre *
Andréas : J'ai pas seulement voulu le protéger lui, j'ai voulu te protéger toi aussi
Ema : En me laissant crever de froid dehors cette nuit ? Tu appelles ça me protéger ? Je pense qu'on ne doit pas avoir la même conception des choses
Andréas : Ema écoutes moi
Ema : Non. Je crois en avoir assez entendu.
Je me baissa alors et ramassa mon sac. Dans un dernier soupir j'affronta le regard de Bill planté sur moi qui ne bougeait plus. Je lui lança un regard qui voulait tout dire, je voulais qu'il voit combien j'étais déçue de lui et combien je le haïssais à présent.
Je me retourna et je commença à partir quand je sentie Andréas poser sa main sur mon épaule
Andréas : Ema où tu vas ?
Ema : Pour la deuxième fois, Lâches moi Andy
Je fis alors un mouvement d'épaule qui le fit lâcher prise et je repris ma route.
Andréas : * Se tournant vers Bill * MAIS FAIS QUELQUE CHOSE TOI CONNARD !
Bill : Ema attends.
Je me stoppa alors net. Ne me retournant pas j'étais une fois de plus figée par le son de sa voix et la prononciation de mon prénom dans sa bouche.
Il vint se placer devant moi sans que je ne lève pour autant la tête. Je ne voulais pas l'affronter, je savais que j'allais céder en le regardant.
Ema : Qu'est-ce que tu veux ?
Bill : Je dois te parler
Ema : Je n'ai rien à te dire. Je crois que tout est clair
Bill : Regardes moi
Ema : Non
Bill : Ema regardes moi.
Ema : NON !
Bill : Tu m'en veux c'est ça ?
Ema : Mais bordel * Relevant les yeux et le regardant * à quoi tu t'attendais Bill ? A ce que je te saute dessus !? Tu sais ce que tu m'as fait enduré en me quittant il y a trois ans ? Tu connais ce que c'est d'avoir l'impression qu'on t'arrache les tripes tellement une personne te manque ? Tu as réalisé une seconde à comment j'allais réagir en te voyant dans tous ces magasines en train de tripoter des blondes refaites ? Bordel bien sur que non tu n'y a pas pensé ! T'as pensé uniquement à toi et à rien d'autre !
Bill : Ema
Ema : Non Bill je ne veux plus t'entendre ! Surtout après ce soir ! Surtout avec ce que j'ai entendu ! C'est fini. Laisses moi passer et vas reprendre ta vie de jeune rock star imbibé de cokaine et baisant tout ce qui bouge. Après tout c'est ça le show bizz non ?
Bill : Mais laisses moi parler bon sang !
Ema : ...
Bill : Ema tu me connais, tu sais qui je suis ! Tu crois vraiment que c'est moi le mec que tu vois sur toutes ces couvertures de journaux à scandales ? Tu ne pense pas que c'est qu'une image que l'on veut me donner ? Tu ne pense pas que j'ai pas eu mal pendant tout ce temps ou j'ai du te laisser et pendant tous ces jours ou je me demandais ce que tu faisais et si tu pensais encore à moi ? Tu crois que ça a été facile pour moi de t'abandonner ?
Ema : Je te connaissais Bill, je ne te connais plus maintenant. Tu es devenu quelqu'un de différent et ça je peux te le prouver rien qu'en te citant l'argument du fait que tu as fait mentir Andy pour pouvoir continuer à me surveiller sans rien dire jamais.
Bill : C'était pour ton bien
Ema : Non. Le vrai Bill lui serait venu me voir directement, sans papillon ni artifices, il aurait été honnête avec moi quitte à s'en manger pleins la tête. Il n'aurait pas jouer le lâche durant 6 longs mois comme tu le fais. Tu as changé et ça tu dois le reconnaitre.
Bill : Ema ne pars pas.
Ema : Tu l'a bien fait il y a 3 ans.
Bill : C'était différent.
Ema : Je ne vois pas en quoi
Bill : C'était pour la musique, une occasion en or s'était proposé à nous. Je ne pouvais pas faire autrement... Comprends moi
Ema : Je comprends Bill. Même si je parait froide, je comprend. J'ai toujours su que la musique serait ta passion et qu'elle allait prendre le dessus sur moi et sur tout ce qu'il y aurait autour de toi. Et pourtant il n'empêche que je t'ai quand même poussé à passer des castings au risque de te perdre. Mais je ne pourrais pas le vivre une deuxième fois. Surtout quand on voit les proportions que la musique a sur ta vie maintenant.
Bill : S'il te plait. Ema.
Ema : Je suis désolée Bill. Je ne peux pas c'est au dessus de mes forces.
Je passa donc à côté de lui, laissant une larme roulée sur ma joue. Je me dirigea vers la sortie quand j'entendis des éclats de voix provenir de derrière moi.
Du côté d'Andreas et de Bill au moment même
Bill se retourna et se dirigea vers Andreas qui l'attendait les mains dans les poches. Le brun s'approcha de son ami et contre toute attente le frappa de manière plus que violente au visage. Andréas perdit l'équilibre et se retrouva à terre en peu de temps qu'il ne faut pour le dire. Sans comprendre le geste de son ami, il essuya d'un revers du bras sa lèvre qui saignait.
Andreas : T'es devenue fou ou quoi ?
Bill : C'est à cause de toi tout ça !
Andreas : PARDON ?! Tu plaisantes là j'espère ? * Se relevant et se mettant face à Bill *
Bill : Si tu m'avais laissé faire, jamais ça serait arrivé ! Elle ne m'aurait pas vu et on en serait pas là !
Andreas : Mais je t'avais prévenue que si jamais tu la revoyais elle t'en mettrais pleins la gueule ! Arrêtes de chercher des excuses à tout ça. Elle ne veut plus de toi c'est comme ça c'est tout et c'est compréhensible alors acceptes le bordel de merde !
Bill : Andreas fermes là
Andreas : Quoi tu ne supporte pas qu'elle t'ai dit non c'est ça hein ? Ca te bouffe en vrai ? T'as vu comme ça fait mal Bill ? Ca crève le coeur hein ? Et ben tant mieux si tu ressens tout ça, au moins tu sais ce qu'elle vit depuis trois ans
Bill : MAIS TU CROIS QUE JE NE RESSENS RIEN MOI DEPUIS TROIS ANS OU QUOI ?!
Andreas : Exactement. Tu ne ressens rien. T'es à vide de sentiments, et tu ne vaux plus rien. Tu n'es bon qu'à baisé des putes blondes et refaites et à sniffer de la coke durant les soirées branchées de la Jet Set. C'est tout ce que tu es
Bill se laissa alors encore aller une deuxième fois faisant de nouveau tomber son ami a terre, il etait en colere, en colere contre lui-meme parce qu'il savait qu'Andreas avait raison, que Ema avait raison et qu'a present il avait perdu les valeurs principales de sa vie. S'appercevant alors de tout ca, il tendit le bras a son ami et l'aida a se relever
Bill : Desole mec..
Andreas : *s'essuiyant la levre* C'est pas grave, tu tape comme une fillette de toute maniere
Bill : *Souriant faiblement* Sans rencune ?
Andreas : Sans rancune, mais par contre elle, je pense qu'elle en a contre toi
Bill : Je sais pas vraiment quoi faire a vrai dire la
Andreas : Attends un peu que les choses se calme, et vas la voir des que t'en auras l'opportunite
Du cote d'Ema
J'arrive devant ma porte d'entree, a vrai dire je n'aurais pas vraiment penser revenir, meme pas du tout penser, mais avec ce qu'il venait de se passer, je ne pouvais faire autrement. Apprendre la verite m'a definitivement remis les idees en place. Je ne voulais plus avoir a faire a lui, plus penser a lui, plus rien et je voulais reprendre ma vie en main comme il se devait. Quitte a aller voir un psychologue pour que ma mere soit satisfaite. Je sonna donc a la porte d'entree et attendit quelques minutes.
Maman : *Suprise* Ema ! Que fais-tu ici ?
Ema : Si j'accepte d'aller voir un psychologue tu veux bien que je revienne ?
Maman : Bien evidement
Ema : Mais a une condition
Maman : Je t'ecoute
Ema : Je veux que ce soit toi et uniquement toi qui choissise un bon medecin. Je ne veux pas que Marc s'en mele
Maman : Entres on va discuter
Je rentra donc et trouva Marc affaler sur le canape, bierre en main et foot a la tele. Un allemand dans toute sa splendeur quoi.. Je me dirigea donc vers la cuisine accompagner de ma mere qui me prepara une tasse de the comme j'ai l'habitute de prendre avant de me coucher.
Maman : Je peux savoir qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ?
Ema : Je l'ai revu
Maman : Qui ? Bill ?
Ema : Oui ...
Maman : Comment ca se fait ? Il est revenu vivre a Hamburg ?
Ema : A vrai dire il a toujours continuer de vivre ici. Seulement c'est plus du tout la meme personne
Maman : Expliques moi
Ema : Eh bien, ca fait 6 mois maintenant qu'il me surveille, qu'il me suit partout ou je vais et qu'il veille a ce que je n'ai aucun probleme. Mais ca fait aussi 6 mois qu'il n'ose pas venir me parler
Maman : Je suis pas sure de tout comprendre. Il vit ou ?
Ema : Chez Andreas
Maman : Donc Andreas est dans le coup ?
Ema : Dans le mille !
Maman : C'est decevant de sa part. Je le croyais droit comme garcon ..
Ema : Tu n'imagine pas si bien dire
Maman : Et comment ca se fait que tu l'ai croiser ?
Ema : A vrai dire je l'ai surtout supris en train de s'engeuler avec Andreas dans un parc
Maman : Et c'est la qu'il t'as vu ..
Ema : Exactement. Il est en suite venue me voir. Sans pour autant avouer avoir changer. Et il n'a pas arreter de sortir des arguments qui me tenaiemt pas la route du tout. Mais en verite il a changer. Beaucoup trop changer.
Maman : Je comprend que tu sois decu ma puce. Mais je ne veux pas que tout ca te replonge encore plus dans un mal etre comme ca
Ema : Ca ne sera pas le cas, parce que j'ai tirer un trait sur lui et sur tout ce qui a pu se passer. J'ai pris conscience qu'en fait, le fait que je soit malheureuse ne l'influencait en rien a venir me voir... Et je peux pas continuer d'aimer quelqu'un d'aussi lache.
Maman : Je comprends ma belle... Bon tu sais quoi ? Vas te reposer sur le canape je t'apporte du the et des biscuits, on en reparlera un peu demain, je pense que ca suffit pour aujourd'hui
Ema : Merci maman..
Je me leva donc du tabouret et me dirigea vers le salon ou Marc n'avait pas bouger d'un pouce. Je m'installa sur le fauteuil d'en face et essaya de me concentrer sur le match de foot.
Marc : Tu reviens vivre ici alors ?
Ema : Faut croire
Marc : Je me doutais que tu ne tiendrais pas longtemps, mais alors la tenir meme pas 24h c'est fort !
Ema : Je voulais pas te faire le plaisir de te laisser ma maison et ma vie en te deroulant le tapis rouge non plus cher beau papa.
Marc : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ema : *Se redressant* Je veux dire que tu peux enrouler qui tu veux, ma mere, mon frere, mon chien ou mon poisson rouge, mais moi tu m'enroulera pas dans tes combines. Tu veux avoir ta place ici ? Vas falloir te battre mon gars parce que je vais vraiment te mener la vie dure tu n'as meme pas idee
Marc : Petite garce !
Maman : *Arrivant au moment meme* MARC !
Ema : *se levant* Je vais dormir.. Bonne nuit *Prenant sa mere dans ses bras et regardant Marc * Un point pour moi *Mimant avec ses levres*
Une seconde, puis deux... Et là il ouvrit la porte.
Andréas : Ema ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Ema : Salut Andréas. Hum... Je ne sais pas trop comment dire ça mais disons que j'ai encore eu un différent avec ma mère et qu'elle m'a mise à la porte
Andréas : T'es pas sérieuse ?
Ema : Si. Et Marc n'arrange pas les choses tu sais...
Andréas : Je me doute bien oui. Ce mec est un connard, je le dis depuis toujours
Ema : Je peux entrer ? Pour qu'on en discute à l'intérieur, il fait froid là
Andréas : Bah c'est à dire que ... * Regardant derrière lui et voyant Bill faire de grands gestes indiquant "non" *... A vrai dire, la maison est en bazar et mes parents rentrent ce soir donc ...
Ema : Te fatigues pas, je comprend.
Andréas : Tu vas aller où ?
Emma : Je ne sais pas encore. Me prendre une chambre d'hôtel pas cher je pense
Andréas : Appelles moi ce soir quand même pour me tenir au courant
Ema : Ne t'en fais pas. * Lui souriant timidement * A plus tard.
Andréas : Fais attention à toi ma belle.
Ema : Au revoir.
Je me retourna et redescendis les marches de l'entrée pour me retrouver seule dans la rue en pleins froid d'hiver...
Côté Bill et Andréas.
Bill : Merci...
Andréas : TU N'ES QU'UN CONNARD !
Bill : ...
Andréas : QUE TU VEUILLES JOUER AUX CONS C'EST TON PROBLÈME ! MAIS LA IL S'AGIT DE SA SANTÉ ET DE SON BIEN-ÊTRE ET ÇA BIEN ÉVIDEMMENT T'ES INCAPABLE DE LE COMPRENDRE ! TOUT CE QUI T'INTÉRESSE C'EST TA PETITE PERSONNE ET TU NE TE FIS QU'A TON OPINION MAIS JE TE LE DIS BILL TU ES UN VRAI CON ! PIRE MÊME TU ME DÉÇOIS. NOTES BIEN ÇA : C'ÉTAIT L'UNIQUE ET DERNIÈRE FOIS QUE JE TE RENDAIS SERVICE
Bill : Andy calmes toi
Andréas : COMMENT VEUX-TU QUE JE ME CALME ?! Je te préviens Bill, si jamais il lui arrive quoi que ce soit cette nuit, même s'il lui manque un seul cheveux, je te tue.
Bill : Il ne lui arrivera rien
Andréas : Ah non. Ça non. Je refuse que tu ailles encore la surveiller toute la nuit.
Bill : Pourquoi ?
Andréas : PARCE QUE CE N'EST EN AUCUN CAS UTILE ! Tu réfléchis de temps en temps ? Tu veux la surveiller pour t'assurer qu'elle est en sécurité ? Mais c'est CHEZ MOI qu'elle aurait été en sécurité !
Bill : Je ne voulais pas qu'elle me voit...
Andréas : Mais pourquoi bon sang ? Qu'est-ce qui te fiche la trouille comme ça ?
Bill : TOUT ! ABSOLUMENT TOUT ! Sa réaction quand elle me verra, le regard qu'elle me jettera après toutes ces années ou je l'ai laissé, ou je ne me suis pas préoccupé d'elle et que je me suis affiché avec des putes de luxes dans les magasines people, TOUT !
Andréas : Bill. Ca un jour ou l'autre tu vas devoir " l'affronter ". Je sais que ça fait mélodrame dit comme ça. Mais faut savoir que tout est de ta faute mon gars, tout depuis le début. Et tu connais Emma, quand elle pense quelque chose elle te le dit. Et ça c'est certain qu'elle ne te loupera pas. Mais après rien n'empêchera le fait que vous vous entendiez à nouveau !
Bill : C'est pas dit ça
Andréas : Mais bien sur. Cette fille t'aime. Tu lui manque. Elle n'a jamais cherché à retrouver quelqu'un depuis que t'es partie, et plus ça va plus elle se détruit à travers la drogue et l'alcool. Tu dois faire quelque chose. Même si tu pense que c'est mauvais pour elle, tu dois lui dire que ça ne reprendra jamais mais que tu pense à elle malgré tout. Lui donner signe de vie. Mais pas jouer le mort
Bill : Je vais faire un tour.
Andréas : Bill t'as écouté ce que je t'ai dis ?
Bill : A tout à l'heure
Andréas : Bill... Bill mais attends putain !
Le brun claqua la porte après avoir attrapé sa veste au vol. Il enfila ses lunettes noir et son bonnet noir et s'engouffra dans les rues d'Hamburg à la recherche d'une solution.
Du côté d'Ema
J'arrive dans un parc. Je vais m'asseoir sur un banc et décide de faire le point sur ma vie actuelle. Je me rends comptes en réalité que les amies que je pensais avoir ne sont pas si présents que ça. Bon je la joues drame romantique là d'accord, mais quand on regarde plus profondément c'est vrai. Faut dire que j'ai pas été tendre non plus et que leur réaction est justifiée. Après tout c'est vrai que je leur mène la vie dure depuis qu'il est parti. Ils ont toujours essayé de me remettre dans le droit chemin et de me le faire oublier, et moi au lieu de les écouter, je préfèrerais m'enfermer, m'isoler, boire et me droguer. J'ai jamais accepté leurs remarques sur lui et il faut le dire je les envoyais même balader parfois. Je pense que la seule chose dont ils sont vraiment fiers c'est le fait que je sois devenue mannequin. Car c'est vrai, ça me rend heureuse. Je m'évade lorsque je pose, je savoure lorsque quelque personnes prennent soin de moi en me maquillant ou me coiffant, je partage ma vision des choses à travers l'image que je donne sur mes photos. Et je ne pense pas qu'il existe meilleure liberté que celle-ci.
Mon portable vibre, et me ramène par la même occasion à la réalité. Je le sors de ma poche et je vois s'afficher le nom d'Andy.
Je laisse sonner deux trois fois puis ...
Ema : Allo ?
Andreas : T'as trouvé où dormir ce soir ?
Ema : Pas encore. Mais t'en fais pas je trouverais
Andreas : Oui enfin il est déjà 21h
Ema : C'est pas grave. Je trouverais, j'ai toute la nuit devant moi * Ironiquement *
Andreas : Tiens moi au courant Ema je m'inquiète
Ema : Ça va aller ne t'en fais pas. Aller vas ranger ta maison.
Andreas : Je t'appelle dans une heure
Ema : D'accord. Je t'embrasse.
Andreas : Moi aussi
Je raccrocha alors et rangea le portable dans ma poche. Quand je releva la tête je vis un couple de mon age à peut prêt, passer devant moi, mains dans la mains, et apparemment plus amoureux que jamais. Ils étaient beaux à voir, et ils sentaient le bonheur à plein nez.
Leurs silhouettes s'éloignèrent pour laisser place à une ombre grande et fine qui passait en sens inverse. J'observa cette personne et la vit se diriger vers une balançoire ou elle finit par s'y assoir. Cette silhouette je l'avais déjà vu. Quelqu'un de grand, fin comme ceci ça ne m'était que familier. Si seulement ça avait pu être lui... Je ne sais même pas la réaction que j'aurais eu. A savoir si je lui aurais sauté dans les bras ou si je l'aurais giflé... Je ne sais pas.
Je me leva et commença à marcher pour quitter le parc. Je marchais en direction de l'air de jeu, ou se trouvait cet homme puisque la sortie y était proche. Mais quand je m'approcha un peu plus je vis un jeune homme que je connaissais la par contre arrivé en trombe dans le parc et foncer le regard lorsqu'il vit l'inconnu sur la balançoire.
Bill : Pourquoi tu m'as suivit Andy
Andreas : Parce que j'avais pas fini de parler !
Bill : Elle t'a appelé ?
Andreas : Oui
Bill : Qu'a t-elle dit ?
Andreas : Qu'elle n'avait toujours nul part où dormir
Bill : Et tu ne lui a rien dit à propos de moi ?
Andreas : Tu parles de quoi exactement ? Du fait que ça fait 6 mois que tu vis en secret chez moi ou du fait que tu la surveilles tous les soirs depuis 6 mois ?
Après ces paroles, je resta de glace. Je lâcha mon sac à terre ce qui fit du bruit et resta figée face à eux. C'était lui qui était là. Lui. Et Andreas m'avait mentie comme un lâche pour le protéger. J'étais censée faire quoi là ?
Ils s'étaient retournés tous les deux après avoir entendu le bruit de mon sac par terre, et Bill se leva lorsqu'il me vit. Andréas lâcha une insulte incompréhensible et vint s'approcher de moi, en posant sa main sur mon épaule.
Andréas : Ema je suis désolé
Ema : Retires ta main de mon épaule Andréas.
Andréas * Retirant sa main * Ema ? Parles moi
Ema : Depuis quand ?
Andréas : Ema je
Ema : DEPUIS QUAND ? !
Andréas : Pas longtemps
Ema : Menteur
Andréas : 6 mois.
Ema : Pourquoi ?
Andréas : Pourquoi quoi ?
Ema : Pourquoi tu m'as menti à moi pour le protéger lui ? * Je fixait toujours Bill qui ne savait plus ou se mettre *
Andréas : J'ai pas seulement voulu le protéger lui, j'ai voulu te protéger toi aussi
Ema : En me laissant crever de froid dehors cette nuit ? Tu appelles ça me protéger ? Je pense qu'on ne doit pas avoir la même conception des choses
Andréas : Ema écoutes moi
Ema : Non. Je crois en avoir assez entendu.
Je me baissa alors et ramassa mon sac. Dans un dernier soupir j'affronta le regard de Bill planté sur moi qui ne bougeait plus. Je lui lança un regard qui voulait tout dire, je voulais qu'il voit combien j'étais déçue de lui et combien je le haïssais à présent.
Je me retourna et je commença à partir quand je sentie Andréas poser sa main sur mon épaule
Andréas : Ema où tu vas ?
Ema : Pour la deuxième fois, Lâches moi Andy
Je fis alors un mouvement d'épaule qui le fit lâcher prise et je repris ma route.
Andréas : * Se tournant vers Bill * MAIS FAIS QUELQUE CHOSE TOI CONNARD !
Bill : Ema attends.
Je me stoppa alors net. Ne me retournant pas j'étais une fois de plus figée par le son de sa voix et la prononciation de mon prénom dans sa bouche.
Il vint se placer devant moi sans que je ne lève pour autant la tête. Je ne voulais pas l'affronter, je savais que j'allais céder en le regardant.
Ema : Qu'est-ce que tu veux ?
Bill : Je dois te parler
Ema : Je n'ai rien à te dire. Je crois que tout est clair
Bill : Regardes moi
Ema : Non
Bill : Ema regardes moi.
Ema : NON !
Bill : Tu m'en veux c'est ça ?
Ema : Mais bordel * Relevant les yeux et le regardant * à quoi tu t'attendais Bill ? A ce que je te saute dessus !? Tu sais ce que tu m'as fait enduré en me quittant il y a trois ans ? Tu connais ce que c'est d'avoir l'impression qu'on t'arrache les tripes tellement une personne te manque ? Tu as réalisé une seconde à comment j'allais réagir en te voyant dans tous ces magasines en train de tripoter des blondes refaites ? Bordel bien sur que non tu n'y a pas pensé ! T'as pensé uniquement à toi et à rien d'autre !
Bill : Ema
Ema : Non Bill je ne veux plus t'entendre ! Surtout après ce soir ! Surtout avec ce que j'ai entendu ! C'est fini. Laisses moi passer et vas reprendre ta vie de jeune rock star imbibé de cokaine et baisant tout ce qui bouge. Après tout c'est ça le show bizz non ?
Bill : Mais laisses moi parler bon sang !
Ema : ...
Bill : Ema tu me connais, tu sais qui je suis ! Tu crois vraiment que c'est moi le mec que tu vois sur toutes ces couvertures de journaux à scandales ? Tu ne pense pas que c'est qu'une image que l'on veut me donner ? Tu ne pense pas que j'ai pas eu mal pendant tout ce temps ou j'ai du te laisser et pendant tous ces jours ou je me demandais ce que tu faisais et si tu pensais encore à moi ? Tu crois que ça a été facile pour moi de t'abandonner ?
Ema : Je te connaissais Bill, je ne te connais plus maintenant. Tu es devenu quelqu'un de différent et ça je peux te le prouver rien qu'en te citant l'argument du fait que tu as fait mentir Andy pour pouvoir continuer à me surveiller sans rien dire jamais.
Bill : C'était pour ton bien
Ema : Non. Le vrai Bill lui serait venu me voir directement, sans papillon ni artifices, il aurait été honnête avec moi quitte à s'en manger pleins la tête. Il n'aurait pas jouer le lâche durant 6 longs mois comme tu le fais. Tu as changé et ça tu dois le reconnaitre.
Bill : Ema ne pars pas.
Ema : Tu l'a bien fait il y a 3 ans.
Bill : C'était différent.
Ema : Je ne vois pas en quoi
Bill : C'était pour la musique, une occasion en or s'était proposé à nous. Je ne pouvais pas faire autrement... Comprends moi
Ema : Je comprends Bill. Même si je parait froide, je comprend. J'ai toujours su que la musique serait ta passion et qu'elle allait prendre le dessus sur moi et sur tout ce qu'il y aurait autour de toi. Et pourtant il n'empêche que je t'ai quand même poussé à passer des castings au risque de te perdre. Mais je ne pourrais pas le vivre une deuxième fois. Surtout quand on voit les proportions que la musique a sur ta vie maintenant.
Bill : S'il te plait. Ema.
Ema : Je suis désolée Bill. Je ne peux pas c'est au dessus de mes forces.
Je passa donc à côté de lui, laissant une larme roulée sur ma joue. Je me dirigea vers la sortie quand j'entendis des éclats de voix provenir de derrière moi.
Du côté d'Andreas et de Bill au moment même
Bill se retourna et se dirigea vers Andreas qui l'attendait les mains dans les poches. Le brun s'approcha de son ami et contre toute attente le frappa de manière plus que violente au visage. Andréas perdit l'équilibre et se retrouva à terre en peu de temps qu'il ne faut pour le dire. Sans comprendre le geste de son ami, il essuya d'un revers du bras sa lèvre qui saignait.
Andreas : T'es devenue fou ou quoi ?
Bill : C'est à cause de toi tout ça !
Andreas : PARDON ?! Tu plaisantes là j'espère ? * Se relevant et se mettant face à Bill *
Bill : Si tu m'avais laissé faire, jamais ça serait arrivé ! Elle ne m'aurait pas vu et on en serait pas là !
Andreas : Mais je t'avais prévenue que si jamais tu la revoyais elle t'en mettrais pleins la gueule ! Arrêtes de chercher des excuses à tout ça. Elle ne veut plus de toi c'est comme ça c'est tout et c'est compréhensible alors acceptes le bordel de merde !
Bill : Andreas fermes là
Andreas : Quoi tu ne supporte pas qu'elle t'ai dit non c'est ça hein ? Ca te bouffe en vrai ? T'as vu comme ça fait mal Bill ? Ca crève le coeur hein ? Et ben tant mieux si tu ressens tout ça, au moins tu sais ce qu'elle vit depuis trois ans
Bill : MAIS TU CROIS QUE JE NE RESSENS RIEN MOI DEPUIS TROIS ANS OU QUOI ?!
Andreas : Exactement. Tu ne ressens rien. T'es à vide de sentiments, et tu ne vaux plus rien. Tu n'es bon qu'à baisé des putes blondes et refaites et à sniffer de la coke durant les soirées branchées de la Jet Set. C'est tout ce que tu es
Bill se laissa alors encore aller une deuxième fois faisant de nouveau tomber son ami a terre, il etait en colere, en colere contre lui-meme parce qu'il savait qu'Andreas avait raison, que Ema avait raison et qu'a present il avait perdu les valeurs principales de sa vie. S'appercevant alors de tout ca, il tendit le bras a son ami et l'aida a se relever
Bill : Desole mec..
Andreas : *s'essuiyant la levre* C'est pas grave, tu tape comme une fillette de toute maniere
Bill : *Souriant faiblement* Sans rencune ?
Andreas : Sans rancune, mais par contre elle, je pense qu'elle en a contre toi
Bill : Je sais pas vraiment quoi faire a vrai dire la
Andreas : Attends un peu que les choses se calme, et vas la voir des que t'en auras l'opportunite
Du cote d'Ema
J'arrive devant ma porte d'entree, a vrai dire je n'aurais pas vraiment penser revenir, meme pas du tout penser, mais avec ce qu'il venait de se passer, je ne pouvais faire autrement. Apprendre la verite m'a definitivement remis les idees en place. Je ne voulais plus avoir a faire a lui, plus penser a lui, plus rien et je voulais reprendre ma vie en main comme il se devait. Quitte a aller voir un psychologue pour que ma mere soit satisfaite. Je sonna donc a la porte d'entree et attendit quelques minutes.
Maman : *Suprise* Ema ! Que fais-tu ici ?
Ema : Si j'accepte d'aller voir un psychologue tu veux bien que je revienne ?
Maman : Bien evidement
Ema : Mais a une condition
Maman : Je t'ecoute
Ema : Je veux que ce soit toi et uniquement toi qui choissise un bon medecin. Je ne veux pas que Marc s'en mele
Maman : Entres on va discuter
Je rentra donc et trouva Marc affaler sur le canape, bierre en main et foot a la tele. Un allemand dans toute sa splendeur quoi.. Je me dirigea donc vers la cuisine accompagner de ma mere qui me prepara une tasse de the comme j'ai l'habitute de prendre avant de me coucher.
Maman : Je peux savoir qu'est-ce qui t'as fait changer d'avis ?
Ema : Je l'ai revu
Maman : Qui ? Bill ?
Ema : Oui ...
Maman : Comment ca se fait ? Il est revenu vivre a Hamburg ?
Ema : A vrai dire il a toujours continuer de vivre ici. Seulement c'est plus du tout la meme personne
Maman : Expliques moi
Ema : Eh bien, ca fait 6 mois maintenant qu'il me surveille, qu'il me suit partout ou je vais et qu'il veille a ce que je n'ai aucun probleme. Mais ca fait aussi 6 mois qu'il n'ose pas venir me parler
Maman : Je suis pas sure de tout comprendre. Il vit ou ?
Ema : Chez Andreas
Maman : Donc Andreas est dans le coup ?
Ema : Dans le mille !
Maman : C'est decevant de sa part. Je le croyais droit comme garcon ..
Ema : Tu n'imagine pas si bien dire
Maman : Et comment ca se fait que tu l'ai croiser ?
Ema : A vrai dire je l'ai surtout supris en train de s'engeuler avec Andreas dans un parc
Maman : Et c'est la qu'il t'as vu ..
Ema : Exactement. Il est en suite venue me voir. Sans pour autant avouer avoir changer. Et il n'a pas arreter de sortir des arguments qui me tenaiemt pas la route du tout. Mais en verite il a changer. Beaucoup trop changer.
Maman : Je comprend que tu sois decu ma puce. Mais je ne veux pas que tout ca te replonge encore plus dans un mal etre comme ca
Ema : Ca ne sera pas le cas, parce que j'ai tirer un trait sur lui et sur tout ce qui a pu se passer. J'ai pris conscience qu'en fait, le fait que je soit malheureuse ne l'influencait en rien a venir me voir... Et je peux pas continuer d'aimer quelqu'un d'aussi lache.
Maman : Je comprends ma belle... Bon tu sais quoi ? Vas te reposer sur le canape je t'apporte du the et des biscuits, on en reparlera un peu demain, je pense que ca suffit pour aujourd'hui
Ema : Merci maman..
Je me leva donc du tabouret et me dirigea vers le salon ou Marc n'avait pas bouger d'un pouce. Je m'installa sur le fauteuil d'en face et essaya de me concentrer sur le match de foot.
Marc : Tu reviens vivre ici alors ?
Ema : Faut croire
Marc : Je me doutais que tu ne tiendrais pas longtemps, mais alors la tenir meme pas 24h c'est fort !
Ema : Je voulais pas te faire le plaisir de te laisser ma maison et ma vie en te deroulant le tapis rouge non plus cher beau papa.
Marc : Qu'est-ce que tu veux dire ?
Ema : *Se redressant* Je veux dire que tu peux enrouler qui tu veux, ma mere, mon frere, mon chien ou mon poisson rouge, mais moi tu m'enroulera pas dans tes combines. Tu veux avoir ta place ici ? Vas falloir te battre mon gars parce que je vais vraiment te mener la vie dure tu n'as meme pas idee
Marc : Petite garce !
Maman : *Arrivant au moment meme* MARC !
Ema : *se levant* Je vais dormir.. Bonne nuit *Prenant sa mere dans ses bras et regardant Marc * Un point pour moi *Mimant avec ses levres*
